À retenir : parmi les films incontournables des sorties cinéma du 22 octobre 2025, La petite dernière s’impose par la force de son drame intime, L’homme qui rétrécit remet un grand récit fantastique au goût du jour, Springsteen : Deliver Me From Nowhere préfère un moment de crise à la biographie exhaustive, tandis qu’Arco ouvre une porte lumineuse vers l’animation de science-fiction.
- La petite dernière, d’Hafsia Herzi, suit l’émancipation de Fatima entre foi, famille et désir.
- L’homme qui rétrécit, de Jan Kounen, confie à Jean Dujardin une aventure spectaculaire inspirée de Richard Matheson.
- Springsteen : Deliver Me From Nowhere, de Scott Cooper, se concentre sur la naissance de l’album Nebraska.
- Arco, réalisé par Ugo Bienvenu, propose un voyage temporel accessible aux enfants comme aux adultes.
| Film | Réalisation | Durée | Repère de choix |
|---|---|---|---|
| La petite dernière | Hafsia Herzi | Non communiquée ici | Un drame d’apprentissage porté par Nadia Melliti |
| L’homme qui rétrécit | Jan Kounen | 1 h 40 | Une relecture française et contemporaine d’un classique fantastique |
| Springsteen : Deliver Me From Nowhere | Scott Cooper | 2 h 00 | Le portrait resserré d’un musicien au travail et en crise |
| Arco | Ugo Bienvenu | 1 h 29 | Une animation inventive autour du futur et de l’amitié |
La petite dernière : pourquoi le film d’Hafsia Herzi domine les sorties cinéma
La petite dernière n’aborde pas l’émancipation comme un slogan commode. Hafsia Herzi choisit au contraire le temps long, les gestes retenus et les hésitations de Fatima, jeune femme placée entre plusieurs fidélités. Sa foi, le regard de sa famille, la vie de quartier et le surgissement du désir ne s’alignent pas docilement. Le film tient précisément dans cette friction, jamais traitée comme une démonstration.
Adapté du roman de Fatima Daas, le long-métrage conserve une matière intérieure dense. La mise en scène lui donne toutefois une présence physique, avec une attention nette aux silences, aux visages et aux déplacements. Fatima ne se raconte pas toujours : elle avance, recule, observe, puis se décide. Cette manière de filmer évite de réduire son parcours à une case sociale ou à une simple opposition entre tradition et liberté.
Nadia Melliti, pour son premier rôle, porte cette trajectoire avec une intensité qui ne cherche pas l’effet. Son Prix d’interprétation à Cannes, obtenu lors de la présentation du film en compétition officielle, récompense une présence rare : le personnage semble souvent penser avant de parler, et son regard garde une part d’opacité. C’est une qualité importante pour un récit qui refuse de livrer toutes ses clés trop vite.
Fatima, Benjamin et Ji-Na : un drame construit sur des présences justes
Dans la première partie, Benjamin accompagne Fatima sans lui imposer de réponse. Interprété par Louis Memmi, acteur originaire de Corte, il n’est pas le camarade décoratif que certains scénarios placent au bord d’une intrigue. Il comprend les contradictions de son amie, reçoit ses confidences et laisse exister ce qu’elle ne peut pas encore formuler. Cette place d’ami proche, presque fraternelle, donne au film un appui discret.
Louis Memmi a expliqué avoir découvert le projet très tôt, alors qu’il tournait Borgo avec Hafsia Herzi. Après une rencontre avec la directrice de casting et des essais, il a obtenu le rôle de Benjamin. Son ancrage corse ne sert pas ici de couleur locale : il joue un adolescent de banlieue éloigné de son propre univers, preuve qu’un interprète ne se limite pas à son accent, à son origine ou à l’image qu’on voudrait lui assigner.
La rencontre avec Ji-Na, incarnée par Ji-Min Park, déplace ensuite le centre de gravité du récit. Connue notamment pour Retour à Séoul, la comédienne apporte une présence à la fois franche et insaisissable. Le lien entre les deux jeunes femmes ne se résume pas à une révélation sentimentale. Il devient l’espace où Fatima peut regarder sa vie autrement, avec une joie inquiète et une liberté encore fragile.
Hafsia Herzi poursuit ainsi un chemin de cinéaste déjà visible dans Tu mérites un amour et Bonne mère. Après une reconnaissance comme actrice, elle a affirmé une mise en scène attentive aux milieux populaires, aux familles et aux désirs mal rangés. La petite dernière a reçu la Queer Palm à Cannes, distinction cohérente avec la place centrale accordée à l’éveil amoureux, sans que le film se laisse enfermer dans une seule étiquette.
Pour choisir sa séance, le repère est simple : ce drame convient à celles et ceux qui cherchent une œuvre de personnages, où les conflits naissent moins des rebondissements que de ce qui demeure tu. Il faut accepter ce rythme, comme on laisse un fromage de brebis s’ouvrir à température avant de le juger : la première impression n’est pas toute l’affaire. Ici, la force vient de ce qui affleure peu à peu.
Dans une semaine de nouveautés très diverses, La petite dernière est le film qui demande le plus d’attention, mais il la rend par une émotion sans surcharge et par une héroïne que l’on n’oublie pas au sortir de la salle.
L’homme qui rétrécit : que vaut la nouvelle adaptation avec Jean Dujardin
L’homme qui rétrécit part d’une idée connue, mais toujours féconde : un homme ordinaire est confronté à une transformation que ni la logique ni la médecine ne savent arrêter. Paul travaille dans la construction navale, vit avec Élise et leur fille Mia, et mène une existence sans éclat particulier. Après un étrange phénomène météorologique survenu en mer, son corps diminue inexorablement. Le quotidien devient alors un territoire hostile.
Le matériau vient du roman de Richard Matheson, publié en 1956, puis porté à l’écran l’année suivante par Jack Arnold sous le titre L’Homme qui rétrécit. Cette adaptation américaine, devenue une référence du fantastique, trouvait dans le minuscule une façon de parler de peur, d’isolement et de vulnérabilité. Jan Kounen reprend le principe, mais l’installe dans la France contemporaine et lui donne le visage de Jean Dujardin.
Le choix peut surprendre. Dujardin est associé à une énergie populaire, à une présence volontiers vive et à des rôles qui jouent sur le mouvement. Ici, le défi consiste à faire sentir la perte progressive de maîtrise. Un escalier, un meuble, une flaque d’eau ou un animal domestique changent d’échelle. La transformation de Paul n’est pas seulement un effet visuel : elle bouleverse ses rapports avec sa famille et son aptitude à agir.
Un grand spectacle qui ne cherche pas à copier le film de 1957
Jan Kounen, passé par Dobermann et 99 francs, n’a jamais été un réalisateur de demi-mesure. Son adaptation mise sur les effets spéciaux et sur une aventure conçue pour le grand écran. Il serait pourtant maladroit d’attendre la patine de l’œuvre de Jack Arnold. Le film de 1957 possède le charme de ses maquettes, de ses trucages visibles et de son époque. Le nouveau long-métrage choisit une autre matière, plus lisse et plus contemporaine.
La bonne manière d’aborder cette sortie est donc de ne pas demander à Jan Kounen de refaire un objet de musée. Son film semble vouloir retrouver la nervosité du récit de survie. À mesure que Paul rapetisse, son domicile cesse d’être protecteur. L’espace familier devient un labyrinthe. Cette idée, très simple, garde toute sa force : que reste-t-il d’un homme quand son environnement ne répond plus à ses proportions ?
Le fantastique fonctionne lorsqu’il part d’un détail banal. Dans une maison de village comme dans un appartement de ville, chacun sait qu’un outil, une marche mal éclairée ou une porte mal fermée suffit à changer l’humeur d’une journée. L’homme qui rétrécit pousse cette expérience jusqu’au vertige. Le récit ne demande pas au spectateur de croire à une explication scientifique solide ; il lui demande d’accepter une règle impossible et d’en suivre les conséquences.
Ce n’est ni un documentaire ni une fable scientifique à prendre au pied de la lettre. Il s’agit d’un film d’aventures fantastique, construit autour d’un corps qui devient étranger à lui-même. Ceux qui viennent pour les péripéties et les images de grande ampleur y trouveront leur compte. Ceux qui préfèrent la sécheresse métaphysique du film original pourront comparer les deux démarches, sans les mettre de force dans le même panier.
Pour une sortie familiale avec des adolescents, la durée de 1 h 40 reste accueillante. Les plus jeunes devront toutefois être à l’aise avec une tension de survie et l’idée d’un héros mis en danger. Dans une programmation chargée en drame et en animation, ce titre apporte une respiration de genre, avec une ambition visuelle qui mérite la salle plutôt qu’un visionnage distrait.
Le meilleur critère de choix tient ici au goût du public pour le fantastique : si voir un monde ordinaire devenir démesuré vous attire, cette relecture a de solides arguments pour occuper une séance du week-end.
Springsteen : Deliver Me From Nowhere, un biopic musical loin du documentaire
Springsteen : Deliver Me From Nowhere ne prétend pas couvrir toute la carrière de Bruce Springsteen. C’est son bon sens. Les biographies musicales qui veulent résumer quarante ans de chansons, de tournées, d’excès et de succès finissent souvent par ressembler à une liste illustrée. Scott Cooper préfère une saison précise : le début des années 1980, quand Springsteen travaille autour de Nebraska, disque austère enregistré dans une période de doute.
Le contexte est décisif. Bruce Springsteen est alors à la veille d’une notoriété mondiale, mais ce mouvement ascendant ne calme ni les interrogations personnelles ni les souvenirs difficiles. Nebraska, publié en 1982, tranche par sa sobriété : des chansons sombres, des personnages cabossés, une matière enregistrée sur un simple magnétophone quatre pistes qui ne sera pas abandonnée au profit d’une production plus ample. Le film se place au plus près de cette fabrication.
Jeremy Allen White, remarqué dans The Bear et Iron Claw, incarne le musicien. Scott Cooper, réalisateur des Brasiers de la colère et de Hostiles, connaît les personnages pris entre violence intérieure et désir de rédemption. Sur le papier, l’accord paraît juste : il ne s’agit pas tant de reproduire une silhouette de rock star que de faire entendre ce qui précède une décision artistique.
Pourquoi le choix de Nebraska évite le piège du récit convenu
Le titre, « Deliver Me From Nowhere », renvoie à la chanson State Trooper et annonce une approche plus sombre que triomphale. Au lieu d’enchaîner les standards connus et les scènes de concerts destinées à faire lever la salle, le film s’intéresse à un moment de retrait. C’est plus risqué, mais aussi plus honnête pour raconter un album comme Nebraska, où l’Amérique apparaît souvent par ses routes vides, ses crimes et ses vies étroites.
Cette sortie a été entourée d’une diffusion presse volontairement limitée et de peu d’avant-premières. Cette discrétion, organisée par le distributeur, nourrit forcément la curiosité. Elle ne garantit rien à elle seule, car un film ne se juge pas à la rareté de ses projections. Mais elle laisse espérer une œuvre tenue, qui ne s’abandonne pas trop vite à la mécanique promotionnelle.
Il convient de le dire clairement : Springsteen : Deliver Me From Nowhere n’est pas un documentaire. Il peut restituer des faits, des lieux et une période, mais il passe par un acteur, une mise en scène, des dialogues et des choix de dramaturgie. Les spectateurs qui souhaitent une chronologie complète de la carrière du Boss auront intérêt à compléter leur séance par un documentaire musical ou par l’écoute de l’album. Le film, lui, vise autre chose : l’instant où un artiste s’isole pour trouver sa voix.
Ce parti pris rappelle le travail d’un artisan qui ne montre pas tout l’atelier mais s’attarde sur une pièce en train de se faire. Dans une charcuterie bien menée, le résultat final dépend parfois d’un geste discret, d’un temps de repos ou d’une décision prise avant l’affinage. Pour Springsteen, Nebraska représente ce moment de dépouillement : un disque sans graisse superflue, qui s’écarte de l’attendu.
La durée de 2 heures laisse à Scott Cooper l’espace de construire cette période sans précipiter la crise ni la création. Le public qui connaît déjà Springsteen y cherchera la justesse de l’interprétation et le rapport à John Landau, manager historique du chanteur. Celui qui ignore sa discographie pourra y entrer par un récit de travail, de mémoire et de fragilité, à condition de ne pas attendre un concert filmé en continu.
Parmi les films incontournables de la sélection, celui-ci s’adresse d’abord aux spectateurs qui préfèrent comprendre comment une œuvre naît plutôt que cocher les grands succès d’une carrière.
Arco : une animation de science-fiction à voir avec les enfants et les adultes
Arco commence en 2075, lorsqu’Iris, dix ans, voit tomber du ciel un garçon vêtu d’une combinaison aux couleurs de l’arc-en-ciel. Ce garçon vient d’un futur plus lointain, présenté comme un monde où le voyage dans le temps est devenu possible. Il s’appelle Arco, il est perdu, et Iris décide de l’aider à retrouver son époque. Le point de départ est limpide, ce qui permet au film d’ouvrir rapidement son imaginaire.
Ugo Bienvenu n’arrive pas au cinéma d’animation sans bagage. Son univers est déjà connu des lecteurs de bande dessinée et des amateurs de courts métrages, avec des lignes graphiques affirmées et un goût prononcé pour les futurs qui parlent du présent. Arco prolonge cette démarche à travers une aventure de 1 h 29, durée bien tenue pour accueillir un public familial sans étirer inutilement le récit.
Le film bénéficie de la production de Natalie Portman et rassemble les voix de Swann Arlaud, Alma Jodorowsky et Vincent Macaigne. Ces noms ne font pas un film à eux seuls, mais ils signalent une ambition de distribution et une attention au jeu vocal. Dans l’animation, la voix ne doit pas seulement donner du rythme : elle crée une proximité avec des personnages que le dessin éloigne parfois du réalisme.
Une fable écologique sans le ton de la leçon
Le futur imaginé par Arco n’est pas un simple décor brillant. Il sert à poser des questions sur ce que les générations transmettent, abîment ou réparent. L’écologie y prend la forme d’une aventure, non d’un cours récité. C’est une différence utile : un enfant retient davantage un choix, une amitié ou une image forte qu’une consigne martelée.
Iris et Arco forment un duo qui repose sur l’entraide. L’une habite le temps présent, l’autre vient d’un horizon dont elle ne possède pas les codes. Leur lien rappelle que le dépaysement ne dépend pas toujours d’une géographie lointaine. Il peut naître dans une chambre, une cour d’école ou un paysage soudain regardé autrement. Pour les adultes, cette simplicité ouvre une lecture plus vaste sur la responsabilité envers ceux qui arrivent après nous.
La science-fiction en animation a l’avantage de ne pas être soumise aux mêmes contraintes matérielles que le cinéma en prises de vues réelles. Elle peut inventer des architectures, des machines et des couleurs sans que chaque idée doive s’excuser par un réalisme pesant. Ugo Bienvenu semble utiliser cette liberté avec précision, au service de la narration plutôt que d’un feu d’artifice permanent.
Un bon film destiné aux enfants ne parle pas « petit ». Il construit des enjeux à leur hauteur, mais garde des zones de mystère et de trouble. Arco paraît suivre cette voie. Les adultes y trouveront un plaisir de forme, tandis que les plus jeunes pourront s’attacher à une histoire directe : ramener un garçon chez lui, malgré les obstacles. Voilà une boussole narrative claire, que l’imaginaire vient enrichir.
Pour organiser une sortie, cette proposition est sans doute la plus fédératrice de la semaine. Elle convient à des familles qui veulent partager une séance plutôt que répartir les spectateurs selon leur âge. Il reste prudent de regarder la classification affichée par la salle et de tenir compte de la sensibilité de chaque enfant, notamment face aux séquences de séparation ou de danger.
Dans une programmation où le drame intime, le fantastique et le biopic tiennent une grande place, Arco apporte une lumière différente : un film qui prend les jeunes spectateurs au sérieux et ne laisse pas les adultes sur le seuil.
Quels films incontournables choisir selon votre envie de cinéma cette semaine
Face à quatre nouveautés aussi éloignées, le choix ne se fait pas seulement à partir d’une note ou d’un nom célèbre. Il faut d’abord savoir ce que l’on demande à sa séance. Cherchez-vous un drame qui reste dans la tête, une aventure faite pour l’écran large, un film musical centré sur la création, ou une animation à partager ? Cette semaine de sorties cinéma permet justement de composer selon l’humeur, l’âge des spectateurs et le temps disponible.
La petite dernière conviendra à ceux qui privilégient les récits d’émancipation et les interprétations nuancées. Le film se regarde dans le calme, sans attendre une suite de situations spectaculaires. Sa matière est humaine, presque à fleur de peau. Il peut être judicieux de prévoir un échange après la séance : ses questions sur la famille, le désir et la place de chacun méritent mieux qu’un jugement expédié sur le trottoir.
L’homme qui rétrécit est le choix le plus immédiat pour une séance de divertissement. Son histoire fait appel à une peur primitive : perdre pied dans un environnement que l’on croyait connaître. Jan Kounen privilégie l’aventure et les effets visuels, tandis que Jean Dujardin ancre le récit dans une figure de père et de compagnon confronté à l’impossible. C’est le film à retenir si votre groupe veut du mouvement et une idée forte.
Springsteen : Deliver Me From Nowhere demande une attente différente. Il ne faut pas y chercher un documentaire exhaustif ni une suite de chansons transformées en cartes postales. Le film intéressera les amateurs de musique, mais aussi les spectateurs sensibles aux histoires de création. Le cœur du récit est un artiste qui doit trouver une forme juste au moment même où le succès lui impose son bruit.
Enfin, Arco se place comme le rendez-vous le plus souple. Son récit de voyage dans le temps et son duo d’enfants rendent la séance partageable. Il ne s’agit pas pour autant d’une animation sans relief. La science-fiction y sert une réflexion sur le futur, l’environnement et la solidarité. Pour un parent, un oncle, une tante ou des grands-parents cherchant un film commun, c’est un choix particulièrement sûr.
Une méthode simple pour ne pas rater sa séance
Avant d’acheter les places, vérifiez trois points pratiques : l’horaire réel, la version proposée et le public qui vous accompagne. Pour Springsteen : Deliver Me From Nowhere, une version originale sous-titrée peut compter, notamment si la musique et la voix de Jeremy Allen White sont au centre de votre attente. Pour Arco, demandez-vous si l’horaire laisse aux enfants la disponibilité nécessaire. Un bon film vu trop tard peut perdre une part de sa force.
- Pour une émotion intime : choisissez La petite dernière.
- Pour une aventure fantastique : choisissez L’homme qui rétrécit.
- Pour la musique et le récit de création : choisissez Springsteen : Deliver Me From Nowhere.
- Pour une séance intergénérationnelle : choisissez Arco.
Les salles proposent parfois plusieurs œuvres en une même journée. Dans ce cas, un enchaînement Arco puis La petite dernière peut convenir à des spectateurs disponibles, en passant d’une fable tournée vers l’avenir à un récit plus intérieur. À l’inverse, associer L’homme qui rétrécit et le film sur Springsteen donne une double séance placée sous le signe de la fragilité masculine, l’une fantastique, l’autre musicale.
Le cinéma vaut aussi par la diversité de ses récoltes. Cette semaine, nul besoin de chercher une œuvre unique qui ferait consensus : il suffit de choisir le bon film pour la bonne envie, puis de laisser la séance faire son travail.
Quel film choisir pour voir un drame sensible cette semaine ?
La petite dernière d’Hafsia Herzi est le choix le plus indiqué. Le film suit Fatima dans son cheminement entre foi, famille, désir et besoin de liberté, avec Nadia Melliti dans le rôle principal.
L’homme qui rétrécit est-il une reprise du film de 1957 ?
Le film de Jan Kounen reprend le roman de Richard Matheson, déjà adapté en 1957 par Jack Arnold. Cette nouvelle version situe l’histoire en France contemporaine et confie le rôle principal à Jean Dujardin.
Springsteen : Deliver Me From Nowhere est-il un documentaire ?
Non. C’est un biopic de fiction réalisé par Scott Cooper. Il se concentre sur la période de création de l’album Nebraska au début des années 1980, avec Jeremy Allen White dans le rôle de Bruce Springsteen.
Arco est-il adapté à une sortie en famille ?
Arco est une animation de science-fiction conçue pour être partagée par les enfants et les adultes. Son récit suit Iris, dix ans, qui aide un garçon venu du futur à regagner son époque. Vérifiez toutefois l’âge conseillé par votre salle.