{"id":378,"date":"2026-08-30T12:14:19","date_gmt":"2026-08-30T12:14:19","guid":{"rendered":"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/charcuterie-fromages-corses\/films-incontournables-semaine\/"},"modified":"2026-09-12T14:42:20","modified_gmt":"2026-09-12T14:42:20","slug":"films-incontournables-semaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/charcuterie-fromages-corses\/films-incontournables-semaine\/","title":{"rendered":"Les films incontournables de la semaine : \u00ab La petite derni\u00e8re \u00bb, \u00ab L&rsquo;homme qui r\u00e9tr\u00e9cit \u00bb, \u00ab Springsteen : Deliver Me From Nowhere \u00bb, et \u00ab Arco \u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00c0 retenir :<\/strong> parmi les films incontournables des sorties cin\u00e9ma du 22 octobre 2025, <strong>La petite derni\u00e8re<\/strong> s\u2019impose par la force de son drame intime, <strong>L\u2019homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/strong> remet un grand r\u00e9cit fantastique au go\u00fbt du jour, <strong>Springsteen : Deliver Me From Nowhere<\/strong> pr\u00e9f\u00e8re un moment de crise \u00e0 la biographie exhaustive, tandis qu\u2019<strong>Arco<\/strong> ouvre une porte lumineuse vers l\u2019animation de science-fiction.<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>La petite derni\u00e8re<\/strong>, d\u2019Hafsia Herzi, suit l\u2019\u00e9mancipation de Fatima entre foi, famille et d\u00e9sir.<\/li><li><strong>L\u2019homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/strong>, de Jan Kounen, confie \u00e0 Jean Dujardin une aventure spectaculaire inspir\u00e9e de Richard Matheson.<\/li><li><strong>Springsteen : Deliver Me From Nowhere<\/strong>, de Scott Cooper, se concentre sur la naissance de l\u2019album <strong>Nebraska<\/strong>.<\/li><li><strong>Arco<\/strong>, r\u00e9alis\u00e9 par Ugo Bienvenu, propose un voyage temporel accessible aux enfants comme aux adultes.<\/li><\/ul>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Film<\/th>\n<th>R\u00e9alisation<\/th>\n<th>Dur\u00e9e<\/th>\n<th>Rep\u00e8re de choix<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>La petite derni\u00e8re<\/td>\n<td>Hafsia Herzi<\/td>\n<td>Non communiqu\u00e9e ici<\/td>\n<td>Un drame d\u2019apprentissage port\u00e9 par Nadia Melliti<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>L\u2019homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/td>\n<td>Jan Kounen<\/td>\n<td>1 h 40<\/td>\n<td>Une relecture fran\u00e7aise et contemporaine d\u2019un classique fantastique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Springsteen : Deliver Me From Nowhere<\/td>\n<td>Scott Cooper<\/td>\n<td>2 h 00<\/td>\n<td>Le portrait resserr\u00e9 d\u2019un musicien au travail et en crise<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Arco<\/td>\n<td>Ugo Bienvenu<\/td>\n<td>1 h 29<\/td>\n<td>Une animation inventive autour du futur et de l\u2019amiti\u00e9<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/figure>\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_87 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Sommaire<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><a href=\"#\" class=\"ez-toc-pull-right ez-toc-btn ez-toc-btn-xs ez-toc-btn-default ez-toc-toggle\" aria-label=\"Toggle Table of Content\"><span class=\"ez-toc-js-icon-con\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 eztoc-toggle-hide-by-default' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/charcuterie-fromages-corses\/films-incontournables-semaine\/#La_petite_derniere_pourquoi_le_film_dHafsia_Herzi_domine_les_sorties_cinema\" >La petite derni\u00e8re : pourquoi le film d\u2019Hafsia Herzi domine les sorties cin\u00e9ma<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/charcuterie-fromages-corses\/films-incontournables-semaine\/#Lhomme_qui_retrecit_que_vaut_la_nouvelle_adaptation_avec_Jean_Dujardin\" >L\u2019homme qui r\u00e9tr\u00e9cit : que vaut la nouvelle adaptation avec Jean Dujardin<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/charcuterie-fromages-corses\/films-incontournables-semaine\/#Springsteen_Deliver_Me_From_Nowhere_un_biopic_musical_loin_du_documentaire\" >Springsteen : Deliver Me From Nowhere, un biopic musical loin du documentaire<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/charcuterie-fromages-corses\/films-incontournables-semaine\/#Arco_une_animation_de_science-fiction_a_voir_avec_les_enfants_et_les_adultes\" >Arco : une animation de science-fiction \u00e0 voir avec les enfants et les adultes<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/charcuterie-fromages-corses\/films-incontournables-semaine\/#Quels_films_incontournables_choisir_selon_votre_envie_de_cinema_cette_semaine\" >Quels films incontournables choisir selon votre envie de cin\u00e9ma cette semaine<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"La_petite_derniere_pourquoi_le_film_dHafsia_Herzi_domine_les_sorties_cinema\"><\/span>La petite derni\u00e8re : pourquoi le film d\u2019Hafsia Herzi domine les sorties cin\u00e9ma<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La petite derni\u00e8re<\/strong> n\u2019aborde pas l\u2019\u00e9mancipation comme un slogan commode. Hafsia Herzi choisit au contraire le temps long, les gestes retenus et les h\u00e9sitations de Fatima, jeune femme plac\u00e9e entre plusieurs fid\u00e9lit\u00e9s. Sa foi, le regard de sa famille, la vie de quartier et le surgissement du d\u00e9sir ne s\u2019alignent pas docilement. Le film tient pr\u00e9cis\u00e9ment dans cette friction, jamais trait\u00e9e comme une d\u00e9monstration.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Adapt\u00e9 du roman de Fatima Daas, le long-m\u00e9trage conserve une mati\u00e8re int\u00e9rieure dense. La mise en sc\u00e8ne lui donne toutefois une pr\u00e9sence physique, avec une attention nette aux silences, aux visages et aux d\u00e9placements. Fatima ne se raconte pas toujours : elle avance, recule, observe, puis se d\u00e9cide. Cette mani\u00e8re de filmer \u00e9vite de r\u00e9duire son parcours \u00e0 une case sociale ou \u00e0 une simple opposition entre tradition et libert\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nadia Melliti, pour son premier r\u00f4le, porte cette trajectoire avec une intensit\u00e9 qui ne cherche pas l\u2019effet. Son Prix d\u2019interpr\u00e9tation \u00e0 Cannes, obtenu lors de la pr\u00e9sentation du film en comp\u00e9tition officielle, r\u00e9compense une pr\u00e9sence rare : le personnage semble souvent penser avant de parler, et son regard garde une part d\u2019opacit\u00e9. C\u2019est une qualit\u00e9 importante pour un r\u00e9cit qui refuse de livrer toutes ses cl\u00e9s trop vite.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Fatima, Benjamin et Ji-Na : un drame construit sur des pr\u00e9sences justes<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans la premi\u00e8re partie, Benjamin accompagne Fatima sans lui imposer de r\u00e9ponse. Interpr\u00e9t\u00e9 par <strong>Louis Memmi<\/strong>, acteur originaire de Corte, il n\u2019est pas le camarade d\u00e9coratif que certains sc\u00e9narios placent au bord d\u2019une intrigue. Il comprend les contradictions de son amie, re\u00e7oit ses confidences et laisse exister ce qu\u2019elle ne peut pas encore formuler. Cette place d\u2019ami proche, presque fraternelle, donne au film un appui discret.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Louis Memmi a expliqu\u00e9 avoir d\u00e9couvert le projet tr\u00e8s t\u00f4t, alors qu\u2019il tournait <strong>Borgo<\/strong> avec Hafsia Herzi. Apr\u00e8s une rencontre avec la directrice de casting et des essais, il a obtenu le r\u00f4le de Benjamin. Son ancrage corse ne sert pas ici de couleur locale : il joue un adolescent de banlieue \u00e9loign\u00e9 de son propre univers, preuve qu\u2019un interpr\u00e8te ne se limite pas \u00e0 son accent, \u00e0 son origine ou \u00e0 l\u2019image qu\u2019on voudrait lui assigner.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La rencontre avec Ji-Na, incarn\u00e9e par Ji-Min Park, d\u00e9place ensuite le centre de gravit\u00e9 du r\u00e9cit. Connue notamment pour <strong>Retour \u00e0 S\u00e9oul<\/strong>, la com\u00e9dienne apporte une pr\u00e9sence \u00e0 la fois franche et insaisissable. Le lien entre les deux jeunes femmes ne se r\u00e9sume pas \u00e0 une r\u00e9v\u00e9lation sentimentale. Il devient l\u2019espace o\u00f9 Fatima peut regarder sa vie autrement, avec une joie inqui\u00e8te et une libert\u00e9 encore fragile.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Hafsia Herzi poursuit ainsi un chemin de cin\u00e9aste d\u00e9j\u00e0 visible dans <strong>Tu m\u00e9rites un amour<\/strong> et <strong>Bonne m\u00e8re<\/strong>. Apr\u00e8s une reconnaissance comme actrice, elle a affirm\u00e9 une mise en sc\u00e8ne attentive aux milieux populaires, aux familles et aux d\u00e9sirs mal rang\u00e9s. <strong>La petite derni\u00e8re<\/strong> a re\u00e7u la Queer Palm \u00e0 Cannes, distinction coh\u00e9rente avec la place centrale accord\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9veil amoureux, sans que le film se laisse enfermer dans une seule \u00e9tiquette.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour choisir sa s\u00e9ance, le rep\u00e8re est simple : ce drame convient \u00e0 celles et ceux qui cherchent une \u0153uvre de personnages, o\u00f9 les conflits naissent moins des rebondissements que de ce qui demeure tu. Il faut accepter ce rythme, comme on laisse un fromage de brebis s\u2019ouvrir \u00e0 temp\u00e9rature avant de le juger : la premi\u00e8re impression n\u2019est pas toute l\u2019affaire. Ici, la force vient de ce qui affleure peu \u00e0 peu.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans une semaine de nouveaut\u00e9s tr\u00e8s diverses, <strong>La petite derni\u00e8re<\/strong> est le film qui demande le plus d\u2019attention, mais il la rend par une \u00e9motion sans surcharge et par une h\u00e9ro\u00efne que l\u2019on n\u2019oublie pas au sortir de la salle.<\/p>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1774\" height=\"887\" src=\"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/les-films-incontournables-de-la-semaine-la-petit-illustratio.jpg\" alt=\"Illustration \u00e9ditoriale du sujet : Les films incontournables de la semaine : \u00ab La petite derni\u00e8re \u00bb, \u00ab L&apos;homme qui r\u00e9tr\u00e9cit \u00bb, \u00ab Springsteen : Deliver Me From Nowhere \u00bb, et \u00ab Arco \" class=\"wp-image-533\" srcset=\"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/les-films-incontournables-de-la-semaine-la-petit-illustratio.jpg 1774w, https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/les-films-incontournables-de-la-semaine-la-petit-illustratio-300x150.jpg 300w, https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/les-films-incontournables-de-la-semaine-la-petit-illustratio-1024x512.jpg 1024w, https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/les-films-incontournables-de-la-semaine-la-petit-illustratio-768x384.jpg 768w, https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/les-films-incontournables-de-la-semaine-la-petit-illustratio-1536x768.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1774px) 100vw, 1774px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Illustration g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par intelligence artificielle.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Lhomme_qui_retrecit_que_vaut_la_nouvelle_adaptation_avec_Jean_Dujardin\"><\/span>L\u2019homme qui r\u00e9tr\u00e9cit : que vaut la nouvelle adaptation avec Jean Dujardin<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L\u2019homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/strong> part d\u2019une id\u00e9e connue, mais toujours f\u00e9conde : un homme ordinaire est confront\u00e9 \u00e0 une transformation que ni la logique ni la m\u00e9decine ne savent arr\u00eater. Paul travaille dans la construction navale, vit avec \u00c9lise et leur fille Mia, et m\u00e8ne une existence sans \u00e9clat particulier. Apr\u00e8s un \u00e9trange ph\u00e9nom\u00e8ne m\u00e9t\u00e9orologique survenu en mer, son corps diminue inexorablement. Le quotidien devient alors un territoire hostile.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le mat\u00e9riau vient du roman de Richard Matheson, publi\u00e9 en 1956, puis port\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran l\u2019ann\u00e9e suivante par Jack Arnold sous le titre <strong>L\u2019Homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/strong>. Cette adaptation am\u00e9ricaine, devenue une r\u00e9f\u00e9rence du fantastique, trouvait dans le minuscule une fa\u00e7on de parler de peur, d\u2019isolement et de vuln\u00e9rabilit\u00e9. Jan Kounen reprend le principe, mais l\u2019installe dans la France contemporaine et lui donne le visage de Jean Dujardin.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le choix peut surprendre. Dujardin est associ\u00e9 \u00e0 une \u00e9nergie populaire, \u00e0 une pr\u00e9sence volontiers vive et \u00e0 des r\u00f4les qui jouent sur le mouvement. Ici, le d\u00e9fi consiste \u00e0 faire sentir la perte progressive de ma\u00eetrise. Un escalier, un meuble, une flaque d\u2019eau ou un animal domestique changent d\u2019\u00e9chelle. La transformation de Paul n\u2019est pas seulement un effet visuel : elle bouleverse ses rapports avec sa famille et son aptitude \u00e0 agir.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un grand spectacle qui ne cherche pas \u00e0 copier le film de 1957<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Jan Kounen, pass\u00e9 par <strong>Dobermann<\/strong> et <strong>99 francs<\/strong>, n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 un r\u00e9alisateur de demi-mesure. Son adaptation mise sur les effets sp\u00e9ciaux et sur une aventure con\u00e7ue pour le grand \u00e9cran. Il serait pourtant maladroit d\u2019attendre la patine de l\u2019\u0153uvre de Jack Arnold. Le film de 1957 poss\u00e8de le charme de ses maquettes, de ses trucages visibles et de son \u00e9poque. Le nouveau long-m\u00e9trage choisit une autre mati\u00e8re, plus lisse et plus contemporaine.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La bonne mani\u00e8re d\u2019aborder cette sortie est donc de ne pas demander \u00e0 Jan Kounen de refaire un objet de mus\u00e9e. Son film semble vouloir retrouver la nervosit\u00e9 du r\u00e9cit de survie. \u00c0 mesure que Paul rapetisse, son domicile cesse d\u2019\u00eatre protecteur. L\u2019espace familier devient un labyrinthe. Cette id\u00e9e, tr\u00e8s simple, garde toute sa force : que reste-t-il d\u2019un homme quand son environnement ne r\u00e9pond plus \u00e0 ses proportions ?<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le fantastique fonctionne lorsqu\u2019il part d\u2019un d\u00e9tail banal. Dans une maison de village comme dans un appartement de ville, chacun sait qu\u2019un outil, une marche mal \u00e9clair\u00e9e ou une porte mal ferm\u00e9e suffit \u00e0 changer l\u2019humeur d\u2019une journ\u00e9e. <strong>L\u2019homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/strong> pousse cette exp\u00e9rience jusqu\u2019au vertige. Le r\u00e9cit ne demande pas au spectateur de croire \u00e0 une explication scientifique solide ; il lui demande d\u2019accepter une r\u00e8gle impossible et d\u2019en suivre les cons\u00e9quences.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce n\u2019est ni un documentaire ni une fable scientifique \u00e0 prendre au pied de la lettre. Il s\u2019agit d\u2019un film d\u2019aventures fantastique, construit autour d\u2019un corps qui devient \u00e9tranger \u00e0 lui-m\u00eame. Ceux qui viennent pour les p\u00e9rip\u00e9ties et les images de grande ampleur y trouveront leur compte. Ceux qui pr\u00e9f\u00e8rent la s\u00e9cheresse m\u00e9taphysique du film original pourront comparer les deux d\u00e9marches, sans les mettre de force dans le m\u00eame panier.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour une sortie familiale avec des adolescents, la dur\u00e9e de <strong>1 h 40<\/strong> reste accueillante. Les plus jeunes devront toutefois \u00eatre \u00e0 l\u2019aise avec une tension de survie et l\u2019id\u00e9e d\u2019un h\u00e9ros mis en danger. Dans une programmation charg\u00e9e en drame et en animation, ce titre apporte une respiration de genre, avec une ambition visuelle qui m\u00e9rite la salle plut\u00f4t qu\u2019un visionnage distrait.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le meilleur crit\u00e8re de choix tient ici au go\u00fbt du public pour le fantastique : si voir un monde ordinaire devenir d\u00e9mesur\u00e9 vous attire, cette relecture a de solides arguments pour occuper une s\u00e9ance du week-end.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"SPRINGSTEEN Bande Annonce VF (2025) Biopic\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/7dcA_xHWeqg?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Springsteen_Deliver_Me_From_Nowhere_un_biopic_musical_loin_du_documentaire\"><\/span>Springsteen : Deliver Me From Nowhere, un biopic musical loin du documentaire<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Springsteen : Deliver Me From Nowhere<\/strong> ne pr\u00e9tend pas couvrir toute la carri\u00e8re de Bruce Springsteen. C\u2019est son bon sens. Les biographies musicales qui veulent r\u00e9sumer quarante ans de chansons, de tourn\u00e9es, d\u2019exc\u00e8s et de succ\u00e8s finissent souvent par ressembler \u00e0 une liste illustr\u00e9e. Scott Cooper pr\u00e9f\u00e8re une saison pr\u00e9cise : le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, quand Springsteen travaille autour de <strong>Nebraska<\/strong>, disque aust\u00e8re enregistr\u00e9 dans une p\u00e9riode de doute.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le contexte est d\u00e9cisif. Bruce Springsteen est alors \u00e0 la veille d\u2019une notori\u00e9t\u00e9 mondiale, mais ce mouvement ascendant ne calme ni les interrogations personnelles ni les souvenirs difficiles. <strong>Nebraska<\/strong>, publi\u00e9 en 1982, tranche par sa sobri\u00e9t\u00e9 : des chansons sombres, des personnages caboss\u00e9s, une mati\u00e8re enregistr\u00e9e sur un simple magn\u00e9tophone quatre pistes qui ne sera pas abandonn\u00e9e au profit d\u2019une production plus ample. Le film se place au plus pr\u00e8s de cette fabrication.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Jeremy Allen White, remarqu\u00e9 dans <strong>The Bear<\/strong> et <strong>Iron Claw<\/strong>, incarne le musicien. Scott Cooper, r\u00e9alisateur des <strong>Brasiers de la col\u00e8re<\/strong> et de <strong>Hostiles<\/strong>, conna\u00eet les personnages pris entre violence int\u00e9rieure et d\u00e9sir de r\u00e9demption. Sur le papier, l\u2019accord para\u00eet juste : il ne s\u2019agit pas tant de reproduire une silhouette de rock star que de faire entendre ce qui pr\u00e9c\u00e8de une d\u00e9cision artistique.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Pourquoi le choix de Nebraska \u00e9vite le pi\u00e8ge du r\u00e9cit convenu<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le titre, \u00ab Deliver Me From Nowhere \u00bb, renvoie \u00e0 la chanson <strong>State Trooper<\/strong> et annonce une approche plus sombre que triomphale. Au lieu d\u2019encha\u00eener les standards connus et les sc\u00e8nes de concerts destin\u00e9es \u00e0 faire lever la salle, le film s\u2019int\u00e9resse \u00e0 un moment de retrait. C\u2019est plus risqu\u00e9, mais aussi plus honn\u00eate pour raconter un album comme <strong>Nebraska<\/strong>, o\u00f9 l\u2019Am\u00e9rique appara\u00eet souvent par ses routes vides, ses crimes et ses vies \u00e9troites.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette sortie a \u00e9t\u00e9 entour\u00e9e d\u2019une diffusion presse volontairement limit\u00e9e et de peu d\u2019avant-premi\u00e8res. Cette discr\u00e9tion, organis\u00e9e par le distributeur, nourrit forc\u00e9ment la curiosit\u00e9. Elle ne garantit rien \u00e0 elle seule, car un film ne se juge pas \u00e0 la raret\u00e9 de ses projections. Mais elle laisse esp\u00e9rer une \u0153uvre tenue, qui ne s\u2019abandonne pas trop vite \u00e0 la m\u00e9canique promotionnelle.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il convient de le dire clairement : <strong>Springsteen : Deliver Me From Nowhere<\/strong> n\u2019est pas un documentaire. Il peut restituer des faits, des lieux et une p\u00e9riode, mais il passe par un acteur, une mise en sc\u00e8ne, des dialogues et des choix de dramaturgie. Les spectateurs qui souhaitent une chronologie compl\u00e8te de la carri\u00e8re du Boss auront int\u00e9r\u00eat \u00e0 compl\u00e9ter leur s\u00e9ance par un documentaire musical ou par l\u2019\u00e9coute de l\u2019album. Le film, lui, vise autre chose : l\u2019instant o\u00f9 un artiste s\u2019isole pour trouver sa voix.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce parti pris rappelle le travail d\u2019un artisan qui ne montre pas tout l\u2019atelier mais s\u2019attarde sur une pi\u00e8ce en train de se faire. Dans une charcuterie bien men\u00e9e, le r\u00e9sultat final d\u00e9pend parfois d\u2019un geste discret, d\u2019un temps de repos ou d\u2019une d\u00e9cision prise avant l\u2019affinage. Pour Springsteen, <strong>Nebraska<\/strong> repr\u00e9sente ce moment de d\u00e9pouillement : un disque sans graisse superflue, qui s\u2019\u00e9carte de l\u2019attendu.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La dur\u00e9e de <strong>2 heures<\/strong> laisse \u00e0 Scott Cooper l\u2019espace de construire cette p\u00e9riode sans pr\u00e9cipiter la crise ni la cr\u00e9ation. Le public qui conna\u00eet d\u00e9j\u00e0 Springsteen y cherchera la justesse de l\u2019interpr\u00e9tation et le rapport \u00e0 John Landau, manager historique du chanteur. Celui qui ignore sa discographie pourra y entrer par un r\u00e9cit de travail, de m\u00e9moire et de fragilit\u00e9, \u00e0 condition de ne pas attendre un concert film\u00e9 en continu.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Parmi les films incontournables de la s\u00e9lection, celui-ci s\u2019adresse d\u2019abord aux spectateurs qui pr\u00e9f\u00e8rent comprendre comment une \u0153uvre na\u00eet plut\u00f4t que cocher les grands succ\u00e8s d\u2019une carri\u00e8re.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Springsteen: Deliver Me From Nowhere | Official Trailer | In Theaters Oct 24\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/ylvia3aATes?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Arco_une_animation_de_science-fiction_a_voir_avec_les_enfants_et_les_adultes\"><\/span>Arco : une animation de science-fiction \u00e0 voir avec les enfants et les adultes<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Arco<\/strong> commence en 2075, lorsqu\u2019Iris, dix ans, voit tomber du ciel un gar\u00e7on v\u00eatu d\u2019une combinaison aux couleurs de l\u2019arc-en-ciel. Ce gar\u00e7on vient d\u2019un futur plus lointain, pr\u00e9sent\u00e9 comme un monde o\u00f9 le voyage dans le temps est devenu possible. Il s\u2019appelle Arco, il est perdu, et Iris d\u00e9cide de l\u2019aider \u00e0 retrouver son \u00e9poque. Le point de d\u00e9part est limpide, ce qui permet au film d\u2019ouvrir rapidement son imaginaire.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ugo Bienvenu n\u2019arrive pas au cin\u00e9ma d\u2019animation sans bagage. Son univers est d\u00e9j\u00e0 connu des lecteurs de bande dessin\u00e9e et des amateurs de courts m\u00e9trages, avec des lignes graphiques affirm\u00e9es et un go\u00fbt prononc\u00e9 pour les futurs qui parlent du pr\u00e9sent. <strong>Arco<\/strong> prolonge cette d\u00e9marche \u00e0 travers une aventure de <strong>1 h 29<\/strong>, dur\u00e9e bien tenue pour accueillir un public familial sans \u00e9tirer inutilement le r\u00e9cit.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le film b\u00e9n\u00e9ficie de la production de Natalie Portman et rassemble les voix de Swann Arlaud, Alma Jodorowsky et Vincent Macaigne. Ces noms ne font pas un film \u00e0 eux seuls, mais ils signalent une ambition de distribution et une attention au jeu vocal. Dans l\u2019animation, la voix ne doit pas seulement donner du rythme : elle cr\u00e9e une proximit\u00e9 avec des personnages que le dessin \u00e9loigne parfois du r\u00e9alisme.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une fable \u00e9cologique sans le ton de la le\u00e7on<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le futur imagin\u00e9 par <strong>Arco<\/strong> n\u2019est pas un simple d\u00e9cor brillant. Il sert \u00e0 poser des questions sur ce que les g\u00e9n\u00e9rations transmettent, ab\u00eement ou r\u00e9parent. L\u2019\u00e9cologie y prend la forme d\u2019une aventure, non d\u2019un cours r\u00e9cit\u00e9. C\u2019est une diff\u00e9rence utile : un enfant retient davantage un choix, une amiti\u00e9 ou une image forte qu\u2019une consigne martel\u00e9e.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Iris et Arco forment un duo qui repose sur l\u2019entraide. L\u2019une habite le temps pr\u00e9sent, l\u2019autre vient d\u2019un horizon dont elle ne poss\u00e8de pas les codes. Leur lien rappelle que le d\u00e9paysement ne d\u00e9pend pas toujours d\u2019une g\u00e9ographie lointaine. Il peut na\u00eetre dans une chambre, une cour d\u2019\u00e9cole ou un paysage soudain regard\u00e9 autrement. Pour les adultes, cette simplicit\u00e9 ouvre une lecture plus vaste sur la responsabilit\u00e9 envers ceux qui arrivent apr\u00e8s nous.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La science-fiction en animation a l\u2019avantage de ne pas \u00eatre soumise aux m\u00eames contraintes mat\u00e9rielles que le cin\u00e9ma en prises de vues r\u00e9elles. Elle peut inventer des architectures, des machines et des couleurs sans que chaque id\u00e9e doive s\u2019excuser par un r\u00e9alisme pesant. Ugo Bienvenu semble utiliser cette libert\u00e9 avec pr\u00e9cision, au service de la narration plut\u00f4t que d\u2019un feu d\u2019artifice permanent.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un bon film destin\u00e9 aux enfants ne parle pas \u00ab petit \u00bb. Il construit des enjeux \u00e0 leur hauteur, mais garde des zones de myst\u00e8re et de trouble. <strong>Arco<\/strong> para\u00eet suivre cette voie. Les adultes y trouveront un plaisir de forme, tandis que les plus jeunes pourront s\u2019attacher \u00e0 une histoire directe : ramener un gar\u00e7on chez lui, malgr\u00e9 les obstacles. Voil\u00e0 une boussole narrative claire, que l\u2019imaginaire vient enrichir.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour organiser une sortie, cette proposition est sans doute la plus f\u00e9d\u00e9ratrice de la semaine. Elle convient \u00e0 des familles qui veulent partager une s\u00e9ance plut\u00f4t que r\u00e9partir les spectateurs selon leur \u00e2ge. Il reste prudent de regarder la classification affich\u00e9e par la salle et de tenir compte de la sensibilit\u00e9 de chaque enfant, notamment face aux s\u00e9quences de s\u00e9paration ou de danger.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans une programmation o\u00f9 le drame intime, le fantastique et le biopic tiennent une grande place, <strong>Arco<\/strong> apporte une lumi\u00e8re diff\u00e9rente : un film qui prend les jeunes spectateurs au s\u00e9rieux et ne laisse pas les adultes sur le seuil.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Quels_films_incontournables_choisir_selon_votre_envie_de_cinema_cette_semaine\"><\/span>Quels films incontournables choisir selon votre envie de cin\u00e9ma cette semaine<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Face \u00e0 quatre nouveaut\u00e9s aussi \u00e9loign\u00e9es, le choix ne se fait pas seulement \u00e0 partir d\u2019une note ou d\u2019un nom c\u00e9l\u00e8bre. Il faut d\u2019abord savoir ce que l\u2019on demande \u00e0 sa s\u00e9ance. Cherchez-vous un drame qui reste dans la t\u00eate, une aventure faite pour l\u2019\u00e9cran large, un film musical centr\u00e9 sur la cr\u00e9ation, ou une animation \u00e0 partager ? Cette semaine de sorties cin\u00e9ma permet justement de composer selon l\u2019humeur, l\u2019\u00e2ge des spectateurs et le temps disponible.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La petite derni\u00e8re<\/strong> conviendra \u00e0 ceux qui privil\u00e9gient les r\u00e9cits d\u2019\u00e9mancipation et les interpr\u00e9tations nuanc\u00e9es. Le film se regarde dans le calme, sans attendre une suite de situations spectaculaires. Sa mati\u00e8re est humaine, presque \u00e0 fleur de peau. Il peut \u00eatre judicieux de pr\u00e9voir un \u00e9change apr\u00e8s la s\u00e9ance : ses questions sur la famille, le d\u00e9sir et la place de chacun m\u00e9ritent mieux qu\u2019un jugement exp\u00e9di\u00e9 sur le trottoir.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L\u2019homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/strong> est le choix le plus imm\u00e9diat pour une s\u00e9ance de divertissement. Son histoire fait appel \u00e0 une peur primitive : perdre pied dans un environnement que l\u2019on croyait conna\u00eetre. Jan Kounen privil\u00e9gie l\u2019aventure et les effets visuels, tandis que Jean Dujardin ancre le r\u00e9cit dans une figure de p\u00e8re et de compagnon confront\u00e9 \u00e0 l\u2019impossible. C\u2019est le film \u00e0 retenir si votre groupe veut du mouvement et une id\u00e9e forte.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Springsteen : Deliver Me From Nowhere<\/strong> demande une attente diff\u00e9rente. Il ne faut pas y chercher un documentaire exhaustif ni une suite de chansons transform\u00e9es en cartes postales. Le film int\u00e9ressera les amateurs de musique, mais aussi les spectateurs sensibles aux histoires de cr\u00e9ation. Le c\u0153ur du r\u00e9cit est un artiste qui doit trouver une forme juste au moment m\u00eame o\u00f9 le succ\u00e8s lui impose son bruit.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, <strong>Arco<\/strong> se place comme le rendez-vous le plus souple. Son r\u00e9cit de voyage dans le temps et son duo d\u2019enfants rendent la s\u00e9ance partageable. Il ne s\u2019agit pas pour autant d\u2019une animation sans relief. La science-fiction y sert une r\u00e9flexion sur le futur, l\u2019environnement et la solidarit\u00e9. Pour un parent, un oncle, une tante ou des grands-parents cherchant un film commun, c\u2019est un choix particuli\u00e8rement s\u00fbr.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une m\u00e9thode simple pour ne pas rater sa s\u00e9ance<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant d\u2019acheter les places, v\u00e9rifiez trois points pratiques : l\u2019horaire r\u00e9el, la version propos\u00e9e et le public qui vous accompagne. Pour <strong>Springsteen : Deliver Me From Nowhere<\/strong>, une version originale sous-titr\u00e9e peut compter, notamment si la musique et la voix de Jeremy Allen White sont au centre de votre attente. Pour <strong>Arco<\/strong>, demandez-vous si l\u2019horaire laisse aux enfants la disponibilit\u00e9 n\u00e9cessaire. Un bon film vu trop tard peut perdre une part de sa force.<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li><strong>Pour une \u00e9motion intime :<\/strong> choisissez <strong>La petite derni\u00e8re<\/strong>.<\/li><li><strong>Pour une aventure fantastique :<\/strong> choisissez <strong>L\u2019homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/strong>.<\/li><li><strong>Pour la musique et le r\u00e9cit de cr\u00e9ation :<\/strong> choisissez <strong>Springsteen : Deliver Me From Nowhere<\/strong>.<\/li><li><strong>Pour une s\u00e9ance interg\u00e9n\u00e9rationnelle :<\/strong> choisissez <strong>Arco<\/strong>.<\/li><\/ol>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les salles proposent parfois plusieurs \u0153uvres en une m\u00eame journ\u00e9e. Dans ce cas, un encha\u00eenement <strong>Arco<\/strong> puis <strong>La petite derni\u00e8re<\/strong> peut convenir \u00e0 des spectateurs disponibles, en passant d\u2019une fable tourn\u00e9e vers l\u2019avenir \u00e0 un r\u00e9cit plus int\u00e9rieur. \u00c0 l\u2019inverse, associer <strong>L\u2019homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/strong> et le film sur Springsteen donne une double s\u00e9ance plac\u00e9e sous le signe de la fragilit\u00e9 masculine, l\u2019une fantastique, l\u2019autre musicale.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le cin\u00e9ma vaut aussi par la diversit\u00e9 de ses r\u00e9coltes. Cette semaine, nul besoin de chercher une \u0153uvre unique qui ferait consensus : il suffit de choisir le bon film pour la bonne envie, puis de laisser la s\u00e9ance faire son travail.<\/p>\n\n<h3>Quel film choisir pour voir un drame sensible cette semaine ?<\/h3>\n<p>La petite derni\u00e8re d\u2019Hafsia Herzi est le choix le plus indiqu\u00e9. Le film suit Fatima dans son cheminement entre foi, famille, d\u00e9sir et besoin de libert\u00e9, avec Nadia Melliti dans le r\u00f4le principal.<\/p>\n<h3>L\u2019homme qui r\u00e9tr\u00e9cit est-il une reprise du film de 1957 ?<\/h3>\n<p>Le film de Jan Kounen reprend le roman de Richard Matheson, d\u00e9j\u00e0 adapt\u00e9 en 1957 par Jack Arnold. Cette nouvelle version situe l\u2019histoire en France contemporaine et confie le r\u00f4le principal \u00e0 Jean Dujardin.<\/p>\n<h3>Springsteen : Deliver Me From Nowhere est-il un documentaire ?<\/h3>\n<p>Non. C\u2019est un biopic de fiction r\u00e9alis\u00e9 par Scott Cooper. Il se concentre sur la p\u00e9riode de cr\u00e9ation de l\u2019album Nebraska au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, avec Jeremy Allen White dans le r\u00f4le de Bruce Springsteen.<\/p>\n<h3>Arco est-il adapt\u00e9 \u00e0 une sortie en famille ?<\/h3>\n<p>Arco est une animation de science-fiction con\u00e7ue pour \u00eatre partag\u00e9e par les enfants et les adultes. Son r\u00e9cit suit Iris, dix ans, qui aide un gar\u00e7on venu du futur \u00e0 regagner son \u00e9poque. V\u00e9rifiez toutefois l\u2019\u00e2ge conseill\u00e9 par votre salle.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 retenir : parmi les films incontournables des sorties cin\u00e9ma du 22 octobre 2025, La petite derni\u00e8re s\u2019impose par la force de son drame intime, L\u2019homme qui r\u00e9tr\u00e9cit remet un grand r\u00e9cit fantastique au go\u00fbt du jour, Springsteen : Deliver Me From Nowhere pr\u00e9f\u00e8re un moment de crise \u00e0 la biographie exhaustive, tandis qu\u2019Arco ouvre [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":532,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[19],"tags":[],"class_list":["post-378","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/378","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=378"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/378\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":535,"href":"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/378\/revisions\/535"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/532"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=378"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=378"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lagazettepietrolaise.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=378"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}